mardi 2 juin 2020

Par delà les chemins sans voix (7)

Pour que le sang ouvre ses voix
inscrive ses ardeurs volatiles
et puise son vent dans ses eaux siennes
il est bon d'observer le sarment trompeur
qui se prétend aube et nait crépuscule

Ce désert humide de pétales flétris 
ce séjour de terre lunaire

J'attends une sécheresse nouvelle
la brutalité d'une faim crue 

Le hameau aride


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