Il faut l’allure d’un soupir
l’appui du secret
portefaix du silence
porte l’impression
la parole des morts
la trace vivante
fatigue l’évidence
la suffocation du gris
tient lieu de naissance
le tangible est ce qu’attend
l’inquiétude des cendres
Seul l’écart
est racine
de l’infime à l’infime
s’instruit d’indigence
de soifs arides
il est le fils
il est le père
D’une moisson
de blé sombre
aux regards brûlants
tu appris les gestes obliques
de la forteresse incendiée
les coupe-gorges assèchent la voix
dans l’épaisseur
se noue la langue
et l’homogène fleurit dans le compact
murailles dissimulées
tu demeures et persistes
dans le sec et l’abrupt
Rien
de l’entour
figures impassibles
parmi leurs réflexes balistiques
tu cherches emprunt de granite
l’éclat sourd de la pierre
l’écorce tissée
ton rivage accorde ses marées
à tes os de paille
Tu fais piste
de tes scories
la terme culmine
en pleins feux
se dissout l’énigme
dans l’acide de l’été
l’épilogue
appelle sous la plaie
L’ogre abroge
à l’étal nu et par lame nue
fend l’articulation
cargue ta voix
des vaisseaux de silence
vagues
aux quais de haute mer
Blé courbé
semé dans l’orage
comme présence en relâche
à l’ordinaire des jours
couver la farine brûlante
la levée de la chair
l’étrange pain de toujours
au grand large
nous nous rêvons
l’iode est sang
le varech mots échoués
impuissants rivages
liens serrés d’un divorce
ce que mêle
l’azur fécond
loin après le ciel
De l’étrave libérée
peine une respiration hardie
fine risée d’abord
murmure qui fait rafale
la peur se voûte
au passage qui étreint
l’arc tendu