La tempête s'est élevée comme une parole d'ordre
Elle dresse l'inventaire de ce qui se déprend
Refusant l'asservissement au patrimoine
Elle accueille le renoncement des choses
Les dissipations mêmes se dispersent
Puis, les propriétés se reprennent et deviennent.
lundi 28 mars 2016
mercredi 23 mars 2016
De Vent et de Pluie (7)
L'orage est une trève dans l'attente
Un soulagement dans l'uniforme
Les vergers et les cailloux
Le dénuement et l'aridité du silence
La parole du vent s'est levée
Ce qui se déchire est aussi ce qui espère.
Un soulagement dans l'uniforme
Les vergers et les cailloux
Le dénuement et l'aridité du silence
La parole du vent s'est levée
Ce qui se déchire est aussi ce qui espère.
lundi 21 mars 2016
De Vent et de Pluie (6)
Un trouble se fait jour
La limpidité ne tient plus qu'à un fil
Les choses inquiètent et s'enquièrent
Elles perdent leur assurance habituelle
Puis des traits de pluie et entre les deux
La fraude renouvelle l'espace.
La limpidité ne tient plus qu'à un fil
Les choses inquiètent et s'enquièrent
Elles perdent leur assurance habituelle
Puis des traits de pluie et entre les deux
La fraude renouvelle l'espace.
mercredi 16 mars 2016
De Vent et de pluie (5)
Le vent d'aube me lie aux choses
Le désordre de son souffle exige la souplesse des girouettes
Son désordre est de façade
L'agitation est le principe de sa discipline
Le sens est devenu une apparence secondaire
Les naissances demandent le trouble et le chaos.
Le désordre de son souffle exige la souplesse des girouettes
Son désordre est de façade
L'agitation est le principe de sa discipline
Le sens est devenu une apparence secondaire
Les naissances demandent le trouble et le chaos.
lundi 14 mars 2016
De Vent et de Pluie (4)
La terre d'un coup se pénètre de mobilités
Le roseau impressionne les astres
L'instabilité s'offre à la pensée
Le paradoxe gagne l'immuable
Bientôt les plis énoncent la Loi
Puis l'inertie retourne à son principe.
samedi 12 mars 2016
De Vent et de Pluie (3)
Tout se tait dans la brume humide
Pourtant ce qui s'y meut est perceptible
Toujours, le silence trahit sa parole
Il s'abandonne dans les bruissements
Ce qui le contredit le mène à l'être
Le trouble est son abri.
jeudi 10 mars 2016
De Vent et de Pluie (2)
La force infléchit l'horizon
Le roseau réduit son essence
L'Etre se retire dans sa fureur
Ce qui reste est résistance
La cohérence du chaos étend son pouvoir
Le ciel est la bouche du Lointain.
De Vent et de Pluie (1)
Le vent a courbé le jour
La lumière abandonne ses prérogatives
La timidité de l'obscur a empêché la nuit
Les lisières ont envahi l'avenir
Cherchant dans les bourrasques
On ne trouve qu'un écho et des mots.
mardi 8 mars 2016
Les Confins : s'ouvrent hautes vagues sous la voile des mers (9)
Pour Ceux des Confins
Les Saules ont imposé leur empire de sommeil et des luths d'eau ont dansé sur les berges invisibles de nos soifs. Ce sont des rives indifférentes que des racines enlacent de leur oubli. Nous étions de tous les mondes, nous n'étions plus plus d'aucun quand l'oiseau au bec de prose a soulevé les paupières du souffle. Puis des vaisseaux de songe ont sombré dans les poitrines et nous avons chanté...
Aux alliances de cire offertes à la vie, les fidélités épuisées et, vivant par dessus les hommes du siècle, la bouche tonnante de la guerre...
Des soleils ont brillé sous des fleuves ivres et nous avons éprouvé notre faiblesse dans les rigueur de nos haines : les barques retournées aux rives sèches, des beffrois ruinés sur les plaines vides aux heures blanches du monde, des chairs suspendues aux miradors du temps qu'un vent affamé emporte jusqu'aux havres où les hommes dorment. Et une race de chaux a tout recouvert...Une race aux corridors sans issues...qui ne se lève que la nuit lorsque le désert fleurit sous la pluie...Dans un monde où plus rien ne séjourne, dans l' étendue stérile des bêtes de chaux...
Puis les simulacres ont chevauché sur cette terre mêlée d'os et de chair et des fumées purpurines sont descendues des cuves du ciel...Une nation de spectres et de programmes a déféqué sur les étoiles et les astres brûlants se sont éteints...La nuit même n'était plus la nuit...La substance s'est ouverte et un crotale est né de la boue et la souillure qui gît dans le corps du Saint quand les images ont supplanté les corps et les vers abandonnés les tombeaux de ronce... Lois oubliées de l'écume et du varech, des marées et des saisons, des compagnies de fureur ont rugi sous la mer et absorbé les baleines de verre...
Et dans ce qui se creuse sous les vagues, ce qui survit dans le silence, les minutes et les secondes du Lointain, un homme sans dénouement et sans origine, geste continu sur le dos de l'infini, avec ses phrases chevauchant la mort et les secrets forgés au moment où le feu lèche la lame. Aux Confins le Dit du mot, et le miracle qui écarte le gel, le Dit du mot dans le champ vide des matricules épais, dans la jungle des listes et des registres. S'y sont enfouis Ceux des Confins dans des rades où les soifs s'apaisent ; hébergé sous les ailes des nuages, l'enfant a ouvert les mains vers les terres vierges, celles d'où nous sommes. Et sous le tonnerre de la bave, un torrent d'émaux...
Ceux des Confins ont couronné le jour là où le jour n'est plus.
vendredi 4 mars 2016
Les Confins : s'ouvrent hautes vagues sous la voile des mers (8)
Rivages roux de sous les Terres
Portent des messages aux revers des mers
Et des fonds les clameurs se lèvent
Comme les effluves de mon âme
Lavée dans la clarté des jours
C'est la sagesse des morts
De parler lorsqu'on se tait
Dans mes pas entendus
Le sabir des ossuaires
Et le temps enfin de la félicité
Aux comptoirs des Lettres
Ma maison s'ébruite
Aux environs errants
Mes étoiles sont des cotonnades silencieuses portées par des criquets iroquois. Elles annoncent sous les chairs des saveurs
de soif et de faim et peignent dans le ciel les ailes naissantes des envers de demain.
Mes étoiles aux cordes vives.
Il faut entendre les voix basses de l'argile, les bassons des substances.
Bandes onduleuses qui se coulent en jarres courbes
Souplesse de sable qui s'enflamme où meurent les sources
Nef sans voeux aux flots infirmes
Je suis adossé aux silences des ombres
Où pèsent les semences
Les mains chantant parmi la fumée
Et les sentences que crispent les adieux
A l'heure des mendiants que supplient mes pas
Demandent aux miroirs rançon de mon visage
Et c'est une nuit sans prix
Face aux routes divagantes
Etendues dans la vase des rivières asséchées
Face à un peuple de chaines et de fouets
L'éteint offre sa livrée aux aurores naissantes.
Il faut entendre les voix basses de l'asile, l'île sourde de tes lèvres.
Porter la morsure fauve des hommes, les songes arrimés à l'amande verte des Eaux.
Portent des messages aux revers des mers
Et des fonds les clameurs se lèvent
Comme les effluves de mon âme
Lavée dans la clarté des jours
C'est la sagesse des morts
De parler lorsqu'on se tait
Dans mes pas entendus
Le sabir des ossuaires
Et le temps enfin de la félicité
Aux comptoirs des Lettres
Ma maison s'ébruite
Aux environs errants
Mes étoiles sont des cotonnades silencieuses portées par des criquets iroquois. Elles annoncent sous les chairs des saveurs
de soif et de faim et peignent dans le ciel les ailes naissantes des envers de demain.
Mes étoiles aux cordes vives.
Il faut entendre les voix basses de l'argile, les bassons des substances.
Bandes onduleuses qui se coulent en jarres courbes
Souplesse de sable qui s'enflamme où meurent les sources
Nef sans voeux aux flots infirmes
Je suis adossé aux silences des ombres
Où pèsent les semences
Les mains chantant parmi la fumée
Et les sentences que crispent les adieux
A l'heure des mendiants que supplient mes pas
Demandent aux miroirs rançon de mon visage
Et c'est une nuit sans prix
Face aux routes divagantes
Etendues dans la vase des rivières asséchées
Face à un peuple de chaines et de fouets
L'éteint offre sa livrée aux aurores naissantes.
Il faut entendre les voix basses de l'asile, l'île sourde de tes lèvres.
Porter la morsure fauve des hommes, les songes arrimés à l'amande verte des Eaux.
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