dimanche 15 janvier 2017
Les intitrés (4)
J'approcherai de la nuit pâle
Aux dernières heures sanguines
Elle avancera dans un râle
Son manteau d'ombres et de ruines
C'est le grand passage du soir
Le porche perché du pinson
Puis le teint du vent dans le noir
Lève la cendre des saisons
Les siècles jettent leur semaille
Démente, au diable et à vau l'eau
Vain, ce temps cherche son bercail
Aux sources vives des ruisseaux
vendredi 13 janvier 2017
Les Intitrés (3)
à George Best
De ma bouche nulle marée
Point de feuilles ni de rivières
Ailes obscures sans lumière
Dans une nuit accumulée
Derrière, tout près, sous ce vide
Où succombent des fleurs de mer
Dans ces prairies sans bruyère
Les murmures d'un lent acide
Pourtant l'air est là, tout entier
Dans ce linceul où dort le monde
Cette terre morte et féconde
Aimée des âmes des noyés
jeudi 12 janvier 2017
Les Intitrés (2)
La prairie où je dors
Lumineuse et molle
Accourt et se glisse
Comme un murmure souple
Derrière les seuils
Où s'agitent les mensonges
On aurait cru les rêves
On aurait cru le sable
Il n'y a qu'une route,
Un chemin qui nous prend
De pierre et de terre
Qui sent et qui parle
Le voici bientôt
Emporter les vignes
Dans le vent qui chante
Ce sont des ombres ailées
Le pollen de demain
La poussière des choses.
vendredi 30 décembre 2016
Les Intitrés(1)
On a aimé le cristal et l'eau dans la pluie
De celle qui se raconte entre les cimes de brume
Lorsque s'efface ce qui s'apprête à naitre
Dans tes yeux qui s'affament d'oubli
Comme un dernier geste de sourcier
Qui ne cherche que le néant
et ce qui en sa cendre lui survit.
De celle qui se raconte entre les cimes de brume
Lorsque s'efface ce qui s'apprête à naitre
Dans tes yeux qui s'affament d'oubli
Comme un dernier geste de sourcier
Qui ne cherche que le néant
et ce qui en sa cendre lui survit.
dimanche 4 décembre 2016
samedi 26 novembre 2016
Intitrés
Sur la crête sombre, figé à la limite des ombres et de la lumière,
ce solitaire est nu, enfermé entre deux
immensités. L’immobilité tombe du ciel et étreint la terre. Les heures du soir
dans l’espace se vident ; le gel encore a saisi les labours, un peu de givre accompagne
leur houle.
Dans le ciel mat, l’écho d’un oiseau noir. L'attente et le suspens se couvrent de nuit.
Une vague de terre court vers le ciel, ombres et lumières figées
Elle est solitude, monodie du temps, ce qui parle en costume d'infini. Immobile aussi dans les cercles du soir où les limites s'épuisent ; le givre endort les labours, un air glacé fixe le présent. Le ciel est un creux que les mots ne peuvent combler.
Une vague de terre court vers le ciel, ombres et lumières figées
Elle est solitude, monodie du temps, ce qui parle en costume d'infini. Immobile aussi dans les cercles du soir où les limites s'épuisent ; le givre endort les labours, un air glacé fixe le présent. Le ciel est un creux que les mots ne peuvent combler.
jeudi 24 novembre 2016
Intitrés
Une voix se dérobe, tu es là pourtant
Dans ton oeil les jardins bleutés où s'aiment les horizons
La voix traîne alors comme un nuage par dessus le vent
La bergerie où tu dors n'est qu'écho et la voix encore se perd
Les matins sont obscurs, ceux où tu cherches enfin cette voix
Ceux où tu soulèves la pierre pour entendre son frémissement
Tu vis dans une maison où les brebis s'envolent et t'abandonnent
Te voilà à coucher avec une parole sans voix
Aux matins sombres où tu attends tout du vent.
Dans ton oeil les jardins bleutés où s'aiment les horizons
La voix traîne alors comme un nuage par dessus le vent
La bergerie où tu dors n'est qu'écho et la voix encore se perd
Les matins sont obscurs, ceux où tu cherches enfin cette voix
Ceux où tu soulèves la pierre pour entendre son frémissement
Tu vis dans une maison où les brebis s'envolent et t'abandonnent
Te voilà à coucher avec une parole sans voix
Aux matins sombres où tu attends tout du vent.
mardi 22 novembre 2016
Intitrés
Combien de nuits ont coûté à nos mains avides
L' attente des jours qui coloraient les aubes ?
Et lesquelles, parmi ces cendres, valaient l'espoir
De l'accomplissement et de la lumière ?
Sur les schistes austères, les feuillages de pierre
Offrent aux fleurs de marbre ces coraux d'hier
Cette voix enfermée et pourtant familière
Que je bois à tes lèvres aux silences brûlants
Que je bois à tes lèvres aux silences brûlants
samedi 22 octobre 2016
The Famous Series(2)
Les singularités fuient, courent le long des précipices, jouent avec la
pesanteur, évitent les à-pic et les surplombs pour étendre leurs évanescences
souples comme un duvet sur la banquise. Les singularités sont des lignages,
surtout des lignes qui fluctuent tout au long de la longue traversée des points, ces hôtels endormis au
bout de toutes ces routes de sable, et dont les miroirs
offrent à tout qui ne se donne pas figure mais naturellement y aspire,
l’incongruité de sa tenue factice. Il faut fixer dans la fuite et l’inconfort
la question et le problème. Les choses ne s’éliminent qu’à la nécessaire condition de cette offrande.
Memories can't wait I, 2b-45c,
Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series, Trad. Willhem Und Eva, (Düsseldorf 2006), 1889.
vendredi 21 octobre 2016
The Famous Series (1)
Celui qui échappe même à l'humain est une singularité sans forme
Memories can't wait, I, 3a-4wx, Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series, Trad. Willhem Und Eva (Düsseldorf 2006), 1889.
Memories can't wait, I, 3a-4wx, Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series, Trad. Willhem Und Eva (Düsseldorf 2006), 1889.
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