vendredi 13 novembre 2015

Chemins d'abîme (10)

Passantes lueurs
Comme des brasillements fragiles :
Passages fugaces dans la nuit
Le verbe précaire
Bride un moment du transitoire
Hésite et trébuche
S'affole dans le périssable

Pâleurs extrêmes
Non de ce qui s'use
Seulement de ce qui se refuse

Etourdi le marcheur demeure et dure
Sur un sentier confus et aberrant
Il aimerait donner plus
Mais déjà tout s'écarte
Se dérobe et le fuit



2 commentaires:

  1. Poème qui résonne étrangement ce matin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les Barbares, à nouveau, les ignorants, ces imbéciles, qui détestent tout ce qui vit, aime et rit...La haine de tout, du vent, de l'amour, de la poésie...

      Supprimer