samedi 9 janvier 2016

Eau lente, mailles de jonc (1)


Ce qui demeure toujours, le sec, l'aride, le sol d'où tu es né
Territoire de sècheresse où s'entend un vent absent
Et le sillage qu'avant lui ébauche ta naissance
Sillon du vide dans l'invisible
Dans le ventre rond de ta mère

Eau lente, mailles de jonc entre abîmes et confins
Heures lentes aussi en habits de siècles
Quand l'âge du temps disperse ses poussières
Entre silence de terre et fantômes de neige
Où je suis le poids de mes pas


Mes pas qui tracent des chemins hantés
Quand au loin attendent les carrefours de demain
Pars donc me dis-je et aux nuits cheminantes
Et aux jours dénudés et aux saisons-poèmes
Dis-je fuis où tu te trouves

Mes lèvres sont écrites pour que tu les lises













4 commentaires:

  1. Une maille de jonc, une autre d' eau lente. Point mousse et côtes perlées.. :)
    Bel ouvrage, dès la source, dont je me réjouis de lire les futurs entrelacs.

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    1. Un fil d'eau sur couture invisible, et des boutonnières de nuit pour des lisières de jours -)

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  2. Oh la la! On tricote, on coud, on brode aussi des étoiles sur un manteau de bohème....

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    1. J'espère réussir le point d'ourlet, le rabat du poème -) J'ai aussi suivi des ateliers couture à St Heu au Foyer Lieuvain...

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