samedi 26 décembre 2015

Chemins d'abîme (21 et fin)


J'ai cherché ces ornières de fortune 
Elles furent toits, asiles et terriers, 
Routes de pluie en cordes fines
Tresses de terre et de ciel

Chemins de boues et de poussières
Ils donnèrent voix peut-être
Aux horizons effondrés
Où les fleuves embrassent les rivières

Abîme par devant toute
Et la vie, cette péninsule discrète
Dans le souffle d'une ombre
S'étend, couchée comme une morte

Ces chemins de friches
Sont promesse de joncs
Et, dans cette question ferroviaire,
L'eau lente de demain.


4 commentaires:

  1. La "fin" Cléanthe? Est-ce qu'une page est tournée, qu'on va vers une "promesse de joncs" et "l'eau lente de demain"?

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. Parfaitement chère X, bien vu une fois encore -) dans ce futur d'eau lente, il y aura comme une promesse de jonc... Les voix de la question ferroviaire résonneront par delà 2016 que je te souhaite pleine de lectures, de soleil et d'images....

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    3. Alors belle eau, Cléanthe, belle eau bordée de joncs pour tes bouquets d'hiver...

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