vendredi 4 mars 2016

Les Confins : s'ouvrent hautes vagues sous la voile des mers (8)

Rivages roux de sous les Terres
Portent des messages aux revers des mers
Et des fonds les clameurs se lèvent
Comme les effluves de mon âme
Lavée dans la clarté des jours
C'est la sagesse des morts
De parler lorsqu'on se tait
Dans mes pas entendus
Le sabir des ossuaires
Et le temps enfin de la félicité
Aux comptoirs des Lettres
Ma maison s'ébruite
Aux environs errants

Mes étoiles sont des cotonnades silencieuses portées par des criquets iroquois. Elles annoncent sous les chairs des saveurs 
de soif et de faim et peignent dans le ciel les ailes naissantes des envers de demain.
Mes étoiles aux cordes vives.


Il faut entendre les voix basses de l'argile, les bassons des substances.

Bandes onduleuses qui se coulent en jarres courbes
Souplesse de sable qui s'enflamme où meurent les sources
Nef sans voeux aux flots infirmes
Je suis adossé aux silences des ombres
Où pèsent les semences
Les mains chantant parmi la fumée 
Et les sentences que crispent les adieux
A l'heure des mendiants que supplient mes pas
Demandent aux miroirs rançon de mon visage
Et c'est une nuit sans prix 
Face aux routes divagantes
Etendues dans la vase des rivières asséchées
Face à un peuple de chaines et de fouets
L'éteint offre sa livrée aux aurores naissantes.


Il faut entendre les voix basses de l'asile, l'île sourde de tes lèvres.
Porter la morsure fauve des hommes, les songes arrimés à l'amande verte des Eaux.


3 commentaires:

  1. Bribes de renouveau, lueurs, comme ce "temps enfin de la félicité Aux comptoirs des Lettres".... et les "criquets iroquois"... Ah, les criquets iroquois!

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. J'ai toujours trouvé que les criquets avaient quelque chose d' Iroquois. Depuis tout petit déjà. Quant au comptoir des Lettres, en zinc, le comptoir...

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