Tapis de printemps descendant des collines
jaune puis bleu puis jaune au milieu des prairies des jours
Frissonnantes comme des perles humides
en ces matins d'avril
qui te trouvent clos dans ta nuit glacée
Silences épanouis dans cette lumière confondante
où les lignes s'effacent sous la matière chaude
comme l'annonce d'un vent lointain : heures tourmentées,
plaines sans repos, appel sourd d'un souffle ignoré,
Tu cueillis les roses froides de tes hivers et tes mains
Enfin fleurirent, caressant l'obscur qui grandit
De l'inique blessure qui ferme ton ventre
La pluie s'écoule du sang de tes pères
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