Enclore les ombres dans tes paroles
Murailles épaisses, espace nu, infranchissable
Tes mots sont d'ombres et de nuit :
les aubes y jouent de la lyre
dont les jours naissant égarent les étoiles
Toujours tu es là, à appeler les routes,
comme steppes affamées
à héler le temps que ces routes traversent
Pâtre ou berger tes troupeaux absents courent pourtant
là où l'esprit attend de toi la mer
Et tout ce qui y règne
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