Tu naquis liquide, mourus pétrifié.
Sous ta langue le bouillonnement muet
le verbe tu, le deuil accompli
Dans ce pays vide, le silence des filets
recueillit l'écume dissipée
qui parlait dans tes rides
Tu écrivis des lettres de poussière
dans ces chemins de campagne
ces sentes de sommeil
Ce monde sans fruit
à l'ombre des vergers fleuris
lorsque les cieux se voilent
lorsque se brise la nuit
Tu fus source de pierre au milieu des flots
l'attente pâle où tu te figeas.
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