Ce n'est pas dans ces souffles,
anonymes coursiers des mers
non plus vers l'obscur ailleurs, ni en ton rêve clair comme l'embrun des aubes
ni sur les plaies des risées de la surface insondable
Seulement dans ta solitude froide entourée d'horizons
Tu t'enfouis sous ton rêve, parfumé et chantant
laissant là tes vivants et leur nuit
pour des paupières légères
suspendues à tes îles, aux fruits de tes déserts,
aux heures dénudées où tu te rejoindras
C'est dans un regard d'eau, suspendu à la houle
que s'annonce la parole, belliqueuse et nocturne.
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