mercredi 6 novembre 2019

Automne (2)

Où donc se retourner quand l'automne
ouvre ses plaies et que coulent
de sa sève des larmes de pins et de chênes
sinon dans le vent porteur qui marie

l'avant et l'après, l'oiseau et la branche
sous un ciel gros des lourdeurs d'août.
C'est un afflux de fins et de paix
l'agitation se fige dans son lac

et les doigts se souviennent des mers
éteintes où nous trempions notre pain
dans ces jattes en grand fleurage
âtres de porcelaine où brulaient nos ardeurs.

2 commentaires:

  1. J'aime ce vent qui marie l'avant et l'après. Entre les deux, il y a l'attente qui est pour moi un état de grâce. Je n'aime pas les temps immobiles.

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    1. Ce qui est rassurant ou inquiétant, ça dépend, c'est que les temps immobiles ne le sont jamais vraiment ou ne le sont pas très longtemps. Pour le reste, on attend toujours un que, un qui ou un quoi même si on ignore souvent cette attente à fleur de conscience. Un Godot. Merci de votre passage, Unknown...

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