L’immensité ne s’offre pas
Elle a l’espérance des naufrages sans fin
Rien ne l’arrime aux refrains du rivage
Elle récidive dans le silence qui est tout
L’immensité étend ses chants aériens
Au delà de l’ouïe intime
Et trouve pourtant sa demeure
Dans le galet roulant sous les pieds
Source sans origine
ses gîtes sont les non lieux
les chemins creux où l’aubépine fleurit
les heures aussi où les lèvres se fondent
et comme un mascaret qui remonte de ces heures..
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