Les eaux se mêlent
et ce qui afflue en moi,
ce sang étranger
qui se jette,
ne m’est pas étranger
entre mes rives
des songes inconnus sont miens
d’autres soleils sur d’autres navires
étendent leurs ailes ombreuses
sur un ciel trop bas
Le souffle a faim, le souffle a soif
il suit le chemin des fleuves
et celui des poussières
Les sources se dévêtent aux marées
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