De ces aurores pâles, l’essaim peut-être...
Le jour peine à faire voir
la foulée en instance
où chaque borne est un pas
lorsque de la vendange nait le pampre
C’est à la brune
toujours
que le cueilleur se lève du fruit.
De ces aurores pâles, l’essaim peut-être...
Le jour peine à faire voir
la foulée en instance
où chaque borne est un pas
lorsque de la vendange nait le pampre
C’est à la brune
toujours
que le cueilleur se lève du fruit.
Fertiles ces voix au revers du silence,
La main fouille ce viatique secret
Mais le cœur s’acharne et le pertuis échappe
L ‘alouette s’élance dans un été contraint
au cœur des semailles, le gel frissonne et attire
S’immoler au givre ardent de l’amante patiente
Le conte du serin suffirait
Lorsque la tasse se vide
Et qu’aux carreaux l’ombre se fige
C’est à l’heure des partances sans retour
Que l’homme se lève
Et qu’à hauteur d’âge
Il entaille le vent
C’est souche d’estoc
Le pendule et son branle
Oublieux
De l’argile des jours
En ces soirs brûlants
les racines aux cimes rompues
boivent le vin crépusculaire
seule
la langue du vigneron
s’assèche à la forêt calcaire
loin de la grappe
la main qui la cueille
Heures sauvages les immobiles
terres profonde de l’asile
bucolique à la socque alourdie
l’initial est terme en ces eaux
moissons de mer, épis d’écume
comme gerbes de rivages
chants de la houle
seulement
lors des étés liquides
souvent l’hivernage prend le pas
nourrice pauvre alors
cette laisse de mer
qu’attend le sablier
Des sources d’aval
l’envol suscite
la terre d’amont
trace entière dans le souffle
l’effluve frisonne
loin maintenant de son île
alors le clos se fait voûte
l’arc s’étend
sa flèche est mots
substance d’amont
à l’aval sans borne
L’aveu du ciel rejoint l’aveu du sang
toujours les étoiles s’adressent à la pierre
Je croise le chemin que je suis
cette lueur sans existence
l’ai-je découvert cent fois
à jamais il n’est égal
sous son toit fragile qui s’attarde
le silence paraît lorsque je parle
calcine le sable
épand ses cendres sur la glaise
le brasier est nu qui contient tout
braises, restes et poussières
l’octroi de mon sang à mon sang
de l’inexistence du lieu
où gît ce qui ne peut mourir
sous la croûte
ce séjour sans vent
maintenant
que l’attente a trouvé sa tombe
je joue avec les fantômes
il faut s’y faire
à ce silence gorgé de ruines
cette inscription qui n’est rien
c’est l’impasse où je m’accroche
le clos de l’absence
le surjet qui vacille
le fil qui égare
A choisir parmi les saisons
la force fleurie sous l’humus
J’aime une prairie absente
le soleil y pose ses ombres
puis des étoiles sous les ramures
l’horizon depuis est proche
et le silence au loin
a la forme de tes yeux