Murs invisibles
Murs d'ici et de là-bas
Enclosent centre et point
D'un cachet de lumière vide
Et les rayons des murs
Disent ici est là-bas
Aux matins d'hier et de demain
Parmi ces chants nocturnes que tu es
Je couds les tons sombres
Des saisons ensevelies
Sur la pénombre froide
Des gouffres dont je me vêtirai
Car la pénombre des corps
L'affirme hier est demain
Ce qui reste enfin hormis le néant
Des colibris muets suspendus
Aux couchers des sanglots
Lorsque des falaises de craie
S'en vont là où saignent les romances
La où ton regard d'eau a giflé le jour
Alors
Dans ce là-bas qui est d'ici
Et ce demain qui est de hier
La minute qui meurt
Où le jour est la nuit.
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