dimanche 20 septembre 2015

Chemins d'abîme (7)



Les jardins suspendus..

Entre friches sèches et arpents d'iris
Des chemins de printemps grandissent
Endormis sur la berce des ravins

Accrochés aux sources du ciel
Leurs bras seront cendres bientôt
Et la terre, et le ciel
Sans attache
Appareilleront pour leur infini propre

La berce des ravins
A déchiré l'étoffe du drame
Sur des lopins burlesques
Et sanguinaires
Les âmes s'inclinent
Et s'en vont
De ci, de là
En songeant
Sur des routes sans aventure
A la terre oubliée
Et au ciel en exil.






2 commentaires:

  1. "Les âmes s'inclinent.... /En songeant... /À la terre oubliée /et au ciel en exil" : que nous reste-t-il d'autre, in fine?

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    1. Soyons en effet déjà heureux si nous avons ces restes !

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