Pistes marines
Joie de l'aigle azur lorsque de sous la mer montent...
Des cimes accrochées au vent
Lorsque invisible, encore nourries du suc des nuages,
L'asphodèle ouvre ses ailes et bourdonne au milieu du ciel
Des racines aux yeux assombris
Ruisselantes et vides lorsque la tempête forme un creux
Un sillon étroit que les fictions emplissent de lest
Des frondaisons qu'agite l'immobile
Comme les secousses d'un repos qui gémit et qui craque
Sous l'étrave tranchante de ce qui ne se meut et qui meurt
Aujourd'hui un feu sans fracas règle mes chantiers.
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