lundi 13 mai 2019
La Nuit, encore (3)
Le souffle vient de la terre
Né des taillis obscurs
Remue dans le secret des puits
On y marche à rebours
Pour y voir plus clair
Quand la neige a vaincu l'argile
Les jetées touchent l'horizon
Et le large frissonne à nos pieds
Puis les murs se mettent à parler
Et l'opaque s'absorbe dans le clair
Dernière ruse de son livide appel
Dans les chairs chaudes, granit
Où se répandent les songes
Des fleuves blancs, flots incurables,
Épuisent leurs source salines
A l'heure où s'endorment les bêtes
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