mercredi 18 septembre 2019

Sous le creux des houles ( 4)

Des heures pleuvent les siècles
le savons-nous noyés dans cette mer invisible
sur laquelle nous promenons nos attentes ?

Et si des traces, des sillons ou des routes
esquissent leurs destins entre des ports de cendre
Rien ne se garde au jardin des horizons

A peine sentons-nous un peu de cette existence
qui rend la terre lourde, l'herbe crue et le ciel aride
A peine le temps d'articuler une lettre

Que les rives ont annulé le fleuve.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire