Des heures pleuvent les siècles
le savons-nous noyés dans cette mer invisible
sur laquelle nous promenons nos attentes ?
Et si des traces, des sillons ou des routes
esquissent leurs destins entre des ports de cendre
Rien ne se garde au jardin des horizons
A peine sentons-nous un peu de cette existence
qui rend la terre lourde, l'herbe crue et le ciel aride
A peine le temps d'articuler une lettre
Que les rives ont annulé le fleuve.
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