samedi 28 septembre 2019

Zemmour

Viens de voir en direct les premiers échanges de la Convention des Droites organisée par La Maréchale. En ouverture du bal Eric Zemmour (on applaudit bien fort) :

Une demi-heure de paranoïa apocalyptique, de haines et de vanités mal dissimulées, de poncifs d'extrême d'extrême droite (le RN à côté est un parti centriste), une intelligence de slogan et de lieux communs, un homme fatigué, sans énergie, démoralisé, accablé, quémandant des yeux un accord des conscience, des références à Renaud Camus, au delà même de Joseph de Maîstre, qu'il cite mais dont il ne partage pas le talent, un appel constant au  bon vieux temps de Charles Martel en passant par le siège de Vienne, dans un salmigondis d'ironie amère, de propos outrés, d'élucubrations sans fondements. C'est un homme déjà fini qui  exhorte sans conviction à la politique mortifère d'un désespoir rance et sordide. Il pourrait être un de ces merveilleux médiocres des romans de Houellebecq (c'est d'ailleurs peut-être pour cela qu'il l'apprécie)
Sans la moindre solution aussi.
Une fraude intellectuelle. Mais il vend, dans ce marketing de la diatribe haineuse où il prend sa jouissance.

2 commentaires:

  1. Pas de panique, Cléanthe! Zemmour fait son show, il joue son personnage, c'est son fond de commerce ("il vend", écris-tu). Il ne convainc personne qui ne soit déjà convaincu. Sa complicité avec Naulleau est une autre facette de sa panoplie. La rondeur de l'un polit les aspérités de l'autre. Zemmour joue dans une autre pièce. Je crois la Maréchale infiniment plus dangereuse. Elle ne rigole jamais, celle-là, elle se prend très au sérieux, elle attend son heure en fourbissant ses armes, est sûrement plus dangereuse, peut-être que c'est elle qui accouchera de la bête immonde...

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