Demain je ne vivrai pas plus qu’aujourd’hui
Et les visages que je croise dans la lumière fausse des jours
Ne me diront rien de plus qu’ils n’ont déjà dit
Du sillage mensonger des nuits
Etre au point de toujours partir
Ou de ne pas partir vers ce qui ne se montre pas
Et arriver néanmoins à revenir sans jamais être parti
C’est le miracle des sources sèches
Qui se cachent à l’amont des ruisseaux
Vivre est l’appel
De ce qui se tait
A l’approche du soir
Lorsque la fin et l’origine
Retrouvent leur terre commune.