Poèmes de l'insignifiance(22)
Les navires se posent sur la mer
Mais ne s'y enfoncent pas
L'allure hautaine
Oublieux de ce qu'ils doivent
A la houle.
Ils plissent l'océan
Et de la proue à la poupe
Le fendent et l'écartent
Sans effort
Le long de leur flanc.
Implacable
Comme la loi du sillage
Je m'ouvre
Pour aussitôt me refermer
Sur les vestiges mourants
De ce qui ne fut pas même moi.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire