dimanche 17 août 2014

Rumeurs des jours et des nuits (25)


J'ai vu en ces jours de solitudes plates
L'infini prendre la forme des dimanches
Et l'ordinaire se répandre dans la poussière vivante des choses

Entre les murs que ferment les portes
Je suis nu, dans une pitié désolée
A observer ma figure insondable
Comme l'ombre de l'être
En quoi tout ce qui est
Arrive

A travers des fenêtres de mer
A travers le tourbillon qui s'échappe
A travers les visages transparents
A travers le reflets des échos
Qui détonnent dans ma poitrine déchue.


Des coquilles de repos
Se dandinent par ci par là
Je m'y enfonce comme dans un bonheur pur.


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