Les matins où ils marchent
Tunnels humides et chauds où ils sont nés
Ont des futurs de métal et d'acier
Et les morts ont plus d'espérances encore
Ils avancent et trébuchent
Sur les trottoirs de leur nuit
Et nulle lueur, nulle pâleur même
De la lumière de l'aube ou de l'éclat du midi
Ne s'étale sous leur pas
Hier, aujourd'hui et demain
Les secondes, les minutes et les heures
Sont les plaines grises où croissent
Leurs champs de chaînes et leur verger d'écrous
C'est la fureur du métal et du feu
Qui agite leur vie dans le jeu des pistons
C'est la rengaine des muscles et des bielles
Qui danse comme des courroies ivres
Dans un corps de plaies et de sueurs
Mais, dans ces rues où ils rampent
Leurs enfants aux avenirs d'écchymoses
Dans cette nuit qui est la leur
Au loin scintillent et endorment leurs coups
Cette rumeur-là est particulièrement terrible! M.F.
RépondreSupprimerUne rumeur d'huile, de graisse et d'acide, la rumeur des vies perdues et des espoirs vains.
SupprimerUn sombre univers où l'idée même d'espoir est vaine, un univers pas si éloigné de nous en fait...
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