lundi 25 août 2014

Poèmes de l'insignifiance (26)

C'est une nébuleuse 
Un charroi de veines lasses

Cours ! Halète !
Nébuleuse grise aux sources vaines
Parmi les corps dénudés
Brûlés, dévorés, petites chairs
De limaces écrasées
Miettes d'être dans le torrent des astres

Cours ! Halète ! Et souviens-toi
Du monde d'en-bas 
Où tu naquis avant d'être
Dans des rivières de battements agacés
De palpitations mortifères
De marais de fièvres froides

Cours donc, minuscule nébuleuse
Que je ne t'attrape pas
Jamais
Dans ta course sanguine
Par delà ce qui croit en moi
Par delà ce que je voudrais être

Que je ne t'attrape pas
Moi qui suis toi
Poussières de temps
Que je ne veux plus être

Puis tourne, tourne enfin
Et baise-moi de ta salive venimeuse
Pour renaître dans ta bave stellaire.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire