Des arbres dont on ne peut goûter le fruit
des fleurs sans famille se penchent sous les toits
qu'on place aux fenêtres et qu'on accroche aux portes
la rance offrande des cueillettes déçues
Ce qui se respire sous la croûte des heures
des couleurs effacées sous la couronne de la nuit
des silences parmi le silence où se terre la pépite
le matin qui se fait jour dans le soir mourant
Comment savoir si la lame glisse sous l'enveloppe ?
Tendre l'oreille aux bruissements de l’éclipse.
mercredi 10 juin 2020
jeudi 4 juin 2020
En demeure (2)
Ici c'est l'abondance vide, l'abondance nue
L'épée d'argile frissonne dans ses formes
l'immobile passant les doigts fendus
comble les passes, épaissit les tunnels
Pour les peuples sans passage
seulement des lisières et des bornes
le bégaiement aux frontières
Derrière le soleil
les demeures de poussières
la chaleur des murs qui ouvrent
l'assemblage des verrous et des mots.
L'épée d'argile frissonne dans ses formes
l'immobile passant les doigts fendus
comble les passes, épaissit les tunnels
Pour les peuples sans passage
seulement des lisières et des bornes
le bégaiement aux frontières
Derrière le soleil
les demeures de poussières
la chaleur des murs qui ouvrent
l'assemblage des verrous et des mots.
mardi 2 juin 2020
En demeure (1)
La coquille affronte la cendre
Cette encre de plume s'agite
à la pointe fine du roc
De son œuf n’éclot aucun horizon
La voix se fait rare dans l'hésitation du sens
Le fruit meurt dans un jardin refroidi
et des bourgeons de gel soudent les lèvres
Les oreilles guettent la trace d'un ange
Cette encre de plume s'agite
à la pointe fine du roc
De son œuf n’éclot aucun horizon
La voix se fait rare dans l'hésitation du sens
Le fruit meurt dans un jardin refroidi
et des bourgeons de gel soudent les lèvres
Les oreilles guettent la trace d'un ange
Par delà les chemins sans voix (7)
Pour que le sang ouvre ses voix
inscrive ses ardeurs volatiles
et puise son vent dans ses eaux siennes
il est bon d'observer le sarment trompeur
qui se prétend aube et nait crépuscule
Ce désert humide de pétales flétris
ce séjour de terre lunaire
J'attends une sécheresse nouvelle
la brutalité d'une faim crue
Le hameau aride
inscrive ses ardeurs volatiles
et puise son vent dans ses eaux siennes
il est bon d'observer le sarment trompeur
qui se prétend aube et nait crépuscule
Ce désert humide de pétales flétris
ce séjour de terre lunaire
J'attends une sécheresse nouvelle
la brutalité d'une faim crue
Le hameau aride
samedi 23 mai 2020
Par delà les chemins sans voix (5)
Il est temps de quitter les allées
de laisser le sommeil aux sillons
et les nuages danser aux fenêtres
On ne perd pas sa boussole d'abandon
ses terres de friche et de gâtine
L'égarement oblige la faim
Le lointain, la source de la sève.
de laisser le sommeil aux sillons
et les nuages danser aux fenêtres
On ne perd pas sa boussole d'abandon
ses terres de friche et de gâtine
L'égarement oblige la faim
Le lointain, la source de la sève.
samedi 4 avril 2020
dimanche 29 mars 2020
vendredi 27 mars 2020
mercredi 25 mars 2020
mardi 24 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (4)
Je sème l'hiver dans des ruisseaux salins,
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
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