mardi 22 septembre 2015

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (74)

Les moments
Où je ne sais plus ce que je pense
Sont comme une trêve dans l'insignifiance
Un armistice du jugement.

A  ces heures-là
Les opinions m’ennuient
Je m’abandonne à la cessation.
Je pendille.


3 commentaires:

  1. Quel réjouissant petit huitain ..
    Et quelle chute ! ( tout là-haut.. ) :)

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  2. Je triche, je tends toujours un filet, histoire d'atterrir en douceur dans le joyeux monde de l'insignifiante sûreté de soi-même. Mais c'est un cirque un peu étrange. Mes voisins s'inquiètent. Et s'interrogent à me voir ainsi pendouiller comme une vieille clikot...

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    1. "clicote", mon ami, "clicote"... mais "loke" ou "mousmint"
      (pardon!)

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