Et les ports, simulacres d'havres portés par les vagues, vomissent leur écume aux feux de Saint-Elme et les vagues, fatiguées du ressac qui les noient, fleurissent maintenant aux lieux des rêveries et des mirages, oeuvres vives des carènes enflammées, Chimère mortelle aux yeux d'aspic convoitée des armées d'os et de chair, janissaires ailés des songeries en Hautes Capitaineries...
Parmi les Confins s'ouvrent aussi hautes vagues sous la voile des mers, hautes vagues qui s'éveillent dès le ventre des femmes comme le pouls où l'anémone des récifs...Ce qui naufrage est ce qui croise dans l'océan invisible et les regrets preuves du bonheur été....Anémone où les récifs acérés se posent et se polissent...Récifs de pleine mer qui percent seulement l'ombre de l'eau qui passe....
Voix d'ivresse, ce qui sonne et résonne sous les arches de la nuit effacée..
Cette "voix d'ivresse, ce qui sonne et résonne sous les arches de la nuit effacée..." tambourine à nos âmes noyées...
RépondreSupprimerQui n'a pas connu ces hautes vagues, n'a rien connu.