Villes
blanches, femmes blanches
Parmi
les virgules et les points
Où le
poids des ombres
Revient
et s’affaisse
Villes
bleues, femmes bleues
Aux yeux
invisibles
Spirales
concentriques
Où se
perdent les soleils de la nuit
Villes
d’ambre, femmes d’ambre
Posées
sur une mer de spectres
Où
chantent des rossignols
Aux
destins de dagues et de poisons
Vieilles
villes
D’avant les
refrains sombres
Que les
cyprès murmurent
Aux
oreilles d’un ciel de lierre
Nos
villes anciennes
Pénétrées
des psaumes des morts
Portés
sur le dos des spectres
Dans la
substance lumineuse
Des
tramways du soir
C’est le
récitatif des jours secs
Aux
heures absentes
Des
derniers pas
C’est le
récitatif des crêtes de sables
La
procession des lémures
Chantonnant
les vies glacées
La désapprobation
des peurs froides.
(Les
vivants - que j’envie - n’ont eux rien à en craindre)
J'ai lu, j'ai relu 4, 5, 10 fois ce très beau poème en frissonnant....
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