De ma prison, les bords…
De
l’intérieur
J’observe
ma demeure
Et
je n’y vois aucun espace
Aucune
image d’aucun lieu
Seulement
le temps qui y vit
Une
demeure sans abîme
Un
champ plat de pensées
De
fragments inachevés
Qui lèvent des paroles
Et
puis retombent
J’ai
honoré ce qui n’était pas
Par
lâcheté de ce qui était
Refusé
à la nuit
Aux
jours,
Aux
heures
Aux
fleuves
Aux
nuages
Aux
cieux
La
simplicité de ce qu’ils étaient
J’ai
oublié la grande paix de l’inerte
Et
me suis agité dans la pierre
Je
parle de ma geôle
Au
centre de cette demeure
Avec
des mots délaissés
Des
mots qui perdent leur coque
Qui
perdent leur croûte
Au
bord de routes
Où
tout s’attend et rien ne s’accomplit.
Une demeure, puisqu'il y faut demeurer, est toujours une sorte de geôle. Mais il n'y a pas de geôles pour les poètes, tant parmi eux ont écrit les plus beaux poèmes de leur geôle. Celui-ci est très beau.
RépondreSupprimerChère X
SupprimerS'il est parfois difficile de commenter, il est parfois difficile aussi d'y répondre. Disons que l'important est "le ciel par dessus les toits" et surtout oserais-je dire, le ciel sous les toits...
Réponse parfaite : c'est tout à fait ça.
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