Feu en habit de marié
Silencieux en son coeur
Comme une proie affamée
Appelle son bourreau
Feu penché sur le diaphane
Flottant dans le souffle liquide
Tout en venin d'errance
Les vipères dans le ventre
Feu gardien des nuits
Puis en lumière bleuie
Ce qui se veut et ce qui se tourne
Plus loin, si loin de l'âme
Car seule est-elle
Car seule en son être
Elle est sa terre
Et ne peut être autre
Même le feu
Non le feu
N'y peut rien.
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