dimanche 14 février 2016

Eau lente, mailles de joncs (5)

Auprès des reflets marins
Comme un poisson aveugle
Plus encore que cécitaire
Des vallées de roches et de nuits

Plus encore que nue
Plus nue que nue sous la peau
Jusqu'au nu impossible la peau retournée
Ce qui fait pencher mai et puis septembre

Puissance rutilante des sillages
Et ton printemps que j'ai suivi
Eteignant tous mes hivers
Parmi mes pas et mes songes

Il y a un miroir
Qui dort parmi les étoiles
Un miroir de fontaines et de pluies
Et l'été comme le deuil de mon reflet

Je t'ai née aimée
Et mes mains libres
Ont caressé ton sexe
Lorsque la grâce enfin  s'est posée
Comme l'image de mon ombre

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