Nous ne sommes pas surpris du fruit sous la fleur
ailes de ce qui n'était pas encore
pour l'envol futur de l'immanquable
alors que sous les mots pas même une terre
moins qu'un chemin, rien que l'écorce creuse
pour noyer le silence d'un verbe sec et amer
Lorsqu'au ciel la mer monte et tremble
que tonne la voûte des vagues dans les tempêtes d'août
le regard plante son ennui, fatigué, stérile
alors qu'invisible et nu le pli voilé de la lettre
s'ensommeille dans l'éclipse du signe
endormi comme cendres dans la lumière des sources
qui brûle pourtant dans la nuit des Noms.
lundi 2 septembre 2019
lundi 29 juillet 2019
Sous le creux des houles (1)
Trop de vagues, trop de ressacs, ils doublent les amarres
sur le vide et, dans les ports, sous le creux des houles ,
des bazars et des Babel, labyrinthes secrets de sabirs inconnus
qui les déferrent devant eux-mêmes
Avec l'innocence des nuages face à un ciel de marbre,
ils ne savent ni l'inexistence des sources, ni le rêve des racines rêvées, ni l'impossibilité des cimes et quand ils creusent la terre, c'est une promesse chaque fois qu'ils emprisonnent
Et qui pèse lourd dans la balance des miroirs où leurs regards se ruinent. Moi aussi, j'ai labouré le ciel et semé des promesses
et, dans le labyrinthe, tracé des lignes et des points pour tromper
les dialectes du multiple et du vain.
sur le vide et, dans les ports, sous le creux des houles ,
des bazars et des Babel, labyrinthes secrets de sabirs inconnus
qui les déferrent devant eux-mêmes
Avec l'innocence des nuages face à un ciel de marbre,
ils ne savent ni l'inexistence des sources, ni le rêve des racines rêvées, ni l'impossibilité des cimes et quand ils creusent la terre, c'est une promesse chaque fois qu'ils emprisonnent
Et qui pèse lourd dans la balance des miroirs où leurs regards se ruinent. Moi aussi, j'ai labouré le ciel et semé des promesses
et, dans le labyrinthe, tracé des lignes et des points pour tromper
les dialectes du multiple et du vain.
mardi 23 juillet 2019
Entre les étoiles (5)
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres vives sous le vent
Dans cette pluie qui ramasse la terre
Bourgeons dans la chair d'enfant
Fleurs de marge, de poussière et de sable
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres sous mes pas
Dans le tombeau vivant des passants
Le creux encore clos du temps
Qui dit bonjour, comment ça va et puis bonsoir
Où êtes-vous, cendres innocentes
Cendres patientes dans la parole des jours
Et, dans les saisons d'oubli, le fruit de vos échos
Comme un glas au milieu d'un sourire,
Creuse les chemins parallèles qui toujours se marient.
Mes cendres vives sous le vent
Dans cette pluie qui ramasse la terre
Bourgeons dans la chair d'enfant
Fleurs de marge, de poussière et de sable
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres sous mes pas
Dans le tombeau vivant des passants
Le creux encore clos du temps
Qui dit bonjour, comment ça va et puis bonsoir
Où êtes-vous, cendres innocentes
Cendres patientes dans la parole des jours
Et, dans les saisons d'oubli, le fruit de vos échos
Comme un glas au milieu d'un sourire,
Creuse les chemins parallèles qui toujours se marient.
jeudi 27 juin 2019
Entre les étoiles (4)
Qu'écrire encore dans la valse des heures
Sinon le contrejour des nuits, les saisons de lune pâle ?
En appeler aux plaines d'enfance, aux ronces fleuries
qu'écrivent encore sur tes mains l'épine et le sel ?
Recourir aux archives des pierres dans les demeures d'espoir
ou sur les falaises de verre attendre la mer qui s'ajourne ?
Tu cherches des saisons d'ébènes
dont les fruits percent l'avenir
des noyaux de mots pour ensevelir tes morts
des prairies chantées aux balcons des villages
Mais tu t'alarmes et tes doigts, un à un,
lachent le vent où tu es né.
Sinon le contrejour des nuits, les saisons de lune pâle ?
En appeler aux plaines d'enfance, aux ronces fleuries
qu'écrivent encore sur tes mains l'épine et le sel ?
Recourir aux archives des pierres dans les demeures d'espoir
ou sur les falaises de verre attendre la mer qui s'ajourne ?
Tu cherches des saisons d'ébènes
dont les fruits percent l'avenir
des noyaux de mots pour ensevelir tes morts
des prairies chantées aux balcons des villages
Mais tu t'alarmes et tes doigts, un à un,
lachent le vent où tu es né.
mardi 25 juin 2019
Entre le étoiles (3)
C'est une âme qui frappe
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
lundi 24 juin 2019
Entre les étoiles (2)
Tous les visages transpercés d'abandon
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
dimanche 23 juin 2019
Entre les étoiles (1)
De ses sources murmurantes
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
samedi 18 mai 2019
La Nuit, encore...(6)
Qu'y a-t-il entre les étoiles ?
Les pièges tendus au ciel ont la mâchoire des masques de chair.
Les pièges tendus au ciel ont la mâchoire des masques de chair.
Des horizons restreints aspirent aux rives
d'un mirage où s'achèvent les rêves,
ces routes béantes des chagrins errants.
Des égarements lunaires mènent aux impasses notoires
pendant que prie l'étroit espoir de la source blessée.
D'aucuns posent un voile par dessus ses toits
et observent sans s'émouvoir un ciel trop bas,
aux lumières sourdes d'un éclat boiteux
Entre les étoiles
La grimace enclose de murailles d'argent,
Le passager des saisons ne sent rien des portails,
clos et fermes, sous le pont des paupières,
lorsque les cils qui les portent vident leurs larmes.
Quand partout les échos en fleurs parcheminent le vent,
leurs graines s'envolent dans le bec des hiboux.
On cueille des ruines dans l'agonie des prés
le long des sentiers où renaissent les morts
Entre les étoiles, là où nous sommes.
jeudi 16 mai 2019
La Nuit, encore.... (5)
Du haut de l'abysse, la pente où l'on aimerait glisser
Et dans tes yeux, les ténèbres où l'on aimerait mourir
Tu es la berge du printemps, une caresse aux siècles absents
Ton visage nait de la brise chaude d'un regard
comme un rêve qui se lève d'une rumeur brûlante
On guette une averse d'azur sans attendre les heures
et, entre les murs, l'étreinte du temps
oublie le poids des fontaines amères
Les cimes touchent les ruisseaux du ciel
La terre se veut liquide et les eaux deviennent sèves
se lève la vie au front des cadavres
et le tombeau s'anime d'un tango joyeux et bavard,
se jouant des cachettes, des secrets et des ruses
La nuit se meurt dans le refrain des jours
Le couplet que siffle en rêvant les morts de demain
n' a de souffle que celui de l'enfer
et si tes ombres réveillent la complainte du pendu
c'est le sable et le vent seulement qu'agite sa langue
Sa vie se vide parmi les reflets d'une fenêtre déchue
Cette faveur nue et innocente du firmament cadenassé
s'enroule dans ses prisons muettes et ses aveux masqués
puisque, dans cette course immobile, sous une lueur équivoque
les fantômes ne peuvent se dire.
mercredi 15 mai 2019
La Nuit, encore...(4)
Qu'on le veuille ou non, c'est une impasse docile
où se pressent des chemins en déroute
La solitude s'agite
quand les soirs somnolent,
avides toujours d'éclat
sur le miroir des jours
On ouvre ses bras
Et c'est la sécheresse des plaies
qui se déchirent pour se faire un visage
On couche avec le sang qu'on étreint ?
Le soleil se lève sur les lèvres
puis le regard violé trahit
des brisants de lune et de cailloux.
où se pressent des chemins en déroute
La solitude s'agite
quand les soirs somnolent,
avides toujours d'éclat
sur le miroir des jours
On ouvre ses bras
Et c'est la sécheresse des plaies
qui se déchirent pour se faire un visage
On couche avec le sang qu'on étreint ?
Le soleil se lève sur les lèvres
puis le regard violé trahit
des brisants de lune et de cailloux.
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