dimanche 30 avril 2023

Les Confins : Aux digues des lointains (15)

Meutes d’horizons

Emplies de lointains

 

L’éclair abonde

Sous le jour

 

Sois le confident de l’île

Guetteur voûté

Vigie agile

 

Offre aux clameurs d’azur

Les béances tacites du vent

 


Les Confins : aux digues des lointains (14)

 

Sur la paume de la terre

 

Aux heures étales

J’ai ouï le message

Hélé l’écho des coraux

 

Le chant des hautes plaines

 

Senti

 

L’indigence des appuis de givre

La misère des quais sans houle

 

L’envers des écumes

Dans un ciel affamé d’aurores venimeuses

Et la doublure cristalline des hivers

 

Dans la chaleur des foyers

 


Les Confins : Aux digues des lointains (13)

Pourtant nul n’est tenu à dire

L’échancrure intime

Où le sang offense les limites

 

Plutôt le vertige des choses mates

Que l’abîme tu des mots

 

A couvert sous

 

L’aride vision de l’oppression

 

 

 


dimanche 16 avril 2023

Les Confins : aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(12)

Et dans ces jours qui se répandent

Dans ces boucles d’aubes

Tournent le manège

Les ruses bonhommes

Qui maintenant t’enfantent

 

Tes marées s’éprennent

De feuilles d’ombres

Pour des fureurs

Aux chaleurs stériles

 

Tu as cru aux Ganges nouveaux

 

Mais ce sont des matins anciens

Qui t’exilent

Dans l’immobile calligramme

De tes cercles

 

De ce qui te hèle

Te voilà banni

 

Scellé.


Les Conf' : Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(11)

 

Chœurs de terre et de mer

Chants d’algues et de seigle

Psaumes de prairies et d’écume

Coryphée de ruines et de naissances

 

Le mot te prend et soulève les aubes

Au milieu de l’aride et du rugueux

Sous la pierre froide du clôt

 

Paroles  apparues

Comme cailloux jetés aux façades

Comme passantes sur le figé

 

Comme une orée posée sur l’étanche

Le seuil d’où tu contournes

Les hauteurs vaines et les attentes mortes

 

Là commencent ta mer ardente

Ton océan discret

Ton esprit de semailles.


vendredi 14 avril 2023

Les Confins- Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(10)

Pars avant l'été

Viens devant ta nuit

Et perce-la

Trouve la paume vermeille

 

Les mailles chaudes de la sève

 

Noue l’iode et le varech

Arrime les confluents

Aux amours cendrés

A l’écho magnétique des soupirs

 

Glisse l’anneau d’accueil

Aux doigts de l’innocence

Et du baiser des ombres

Offre à la bouche du ciel

Toute la mer dévorée

 

Guette au bout des môles

Les fouets aux brûlures de sel

Au hasard des méridiens aveugles

 

Aux Confins des abimes

Se confondent les eaux

Où les mains se parlent

Dans la langue des poulpes

 

Et tout se noue et se défait

Depuis la solitude

Des grands silences lointains.


Les Confins - Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(9)

Patience des coeurs  

Où s'attablent les mers

Suppliant des ports neufs

De briser leurs marées

Et remplir de mots

La brûlure de leurs vagues

 

 

 

Patience du miel

Espérant dans la fleur

La naissance du sucre

A la levée du midi 

 


 


Les Confins - Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(8)

Sur les routes alignées

-De sang, cendres d’or-

Les affairements exigent

Le souffle bas

Les poisons à venir

 

L’ouvrage

De l’aire et du nombre

L’oppression du temps

 

Plutôt le novice en clarté

Et l’apprenti de l’énigme

 

Le sillon discontinu

 

Le premier geste, l’évidence sombre

 

Nourrir l’épigraphe de la solitude

D’une goutte d’encre

 

 

Marier  ce qui exclut et achève

A  ce qui unit et n’a pas de fin

Les Confins - Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(7)

Sous l’échafaud de l’exigu

Sourit la fauvette

Mes frères ...

 

Maitres et Apôtres du lieu

Semant graines mortes

Sur des arpents de ronce

 

Et nos puits cèdent

Des ailes de crins amers

Entre les bords chimériques

D’un hiver de pulpe maigre

 

Mourir au jour

Dans un lit sans quête

Quand trop de rivages

Bornent les voeux

 

Nous sommes enfants de pluie sèche

Enfants toujours de ce qui se fuit

 

Une geôle aux barreaux de tendresse

 

 

 

Sous la lune

Rien ne nait, ni ne s’envole

Des blés verts où nous  nous mourrons


Les Confins -Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(6)

 

Et de tes rives maîtresses

que puis-je absorber

sans blesser tes berges souples...