Chœurs de terre et de mer
Chants d’algues et de seigle
Psaumes de prairies et d’écume
Coryphée de ruines et de naissances
Le mot te prend et soulève les aubes
Au milieu de l’aride et du rugueux
Sous la pierre froide du clôt
Paroles apparues
Comme cailloux jetés aux façades
Comme passantes sur le figé
Comme une orée posée sur l’étanche
Le seuil d’où tu contournes
Les hauteurs vaines et les attentes mortes
Là commencent ta mer ardente
Ton océan discret
Ton esprit de semailles.
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