Incise le grain de l’exil
Rompt l’hivernage
Des poussières
La minuscule exulte
Enfin au jour…
Glissent les rétines de l’abîme
Sur les pentes de l’infécond
Jusqu’aux jarres du monde
Où l’air éclot
Et l’ordinaire s’aveugle
Ainsi
Les plaies de la lumière
Sont terres d’exode
Pénitence des spectres
Fuir les éclats âpres
Les heures calcinées
Sous le bâillon des mots
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