Pars avant l'été
Viens devant ta nuit
Et perce-la
Trouve la paume vermeille
Les mailles chaudes de la sève
Noue l’iode et le varech
Arrime les confluents
Aux amours cendrés
A l’écho magnétique des soupirs
Glisse l’anneau d’accueil
Aux doigts de l’innocence
Et du baiser des ombres
Offre à la bouche du ciel
Toute la mer dévorée
Guette au bout des môles
Les fouets aux brûlures de sel
Au hasard des méridiens aveugles
Aux Confins des abimes
Se confondent les eaux
Où les mains se parlent
Dans la langue des poulpes
Et tout se noue et se défait
Depuis la solitude
Des grands silences lointains.
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