vendredi 14 avril 2023

Les Confins-Aux digues des lointains se recouvrent les nuits...(2)

Paroles de confins

Ou bruissement voilé

D’un midi sans ombres

L’imperceptible fraicheur

Des soifs qui veulent....

 

Paroles étrangères

Aux tonalités brumeuses

De ce qui est sans horizon

De ce qui est parce que sans limites

 

Brise, brise inconnue

Sondant dans l’ouï

Le dire qui s’incline

Devant ce qui se tait

 

Le silence béant qui ouvre toute parole

En l’étreinte réticente du déclôt...

 

Il faut la vision poreuse de paysages absents

Seulement la trace de la source lointaine

Brûlant la main qui se tend

Et la plume qui danse

Comme une méduse nocturne

Dans la secrète noirceur de nos fables

 

Je veux

Ce qui s’éveille en ce qui dort

Et m’étendre, doux, au seuil  de la voix

Auprès de la demeure aimée du Verbe....

 

Suivre la route des ports

Où se consolent les mats de misère

Et les voiles oubliées du vent

 

Et à quai

Le grand sommeil des confins

Dans le ventre des femmes

Et l’appel du dehors

Comme un écho de chairs secrètes...

 

Puis peut-être

Si nous sommes sages

L’anneau qui exhorte,

Qui nomme nos songes,

L’anneau dont la grandeur ignore les racines

Cet anneau des Confins, en nous et hors de nous

Offert aux reflets de ce qui rompt les miroirs

 

Les lèvres du monde se sont refermées sur l’anche des mers


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