Aube qui bourgeonne aux confluences des lèvres
Aurore sanguine qui berce la blessure
Commencement des temps né de leur fin
Je vins à toi comme une nuit qui éclaire les étoiles
Et la pénombre de mes mains s'endormit sur ton corps
Aube muette levant sur l'impuissance des mots
Le mystère de ton ventre où la vie s'adonne
Et tes yeux fermés comme un port endormi
Au milieu du fanal qu'attise ton sommeil
Où je tangue à la lueur de ton enfance secrète
Aube vive qui ne se sait aube
Sinon par mes yeux de plaine pauvre
Ton visage n'est plus qu'étendue heureuse
Dans le temps aboli où je ne me sais plus
La plaine où je me suis perdu
Et ce qui frissonne dans mes vagues
Ce n'est pas l'écume du ressac
Mais l'empire de tes flammes
Qui submergent les digues de vent
Où j'abrite mon silence.
Encore une belle histoire d'amour! Mais à l'aube, celle-ci....
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