Plaine ! Plaine !
Vaste ombre jetée par les pentes
Et pentes cependant nées de leur creux
Pentes ou plaines on ne sait qui est la mère
On ne sait qui est la fille
La plaine est nue comme l'aurore des jours
La plaine est un trou dans l'infini
Vaste empire où s'endorment les choses
Et que personne ne chante
Et les nuits sur les plaines comme une terre céleste
Qui voilent à elle-même la clarté de la source
Et les nuits qui bercent mollement le silence du temps
Comme une mère triste le corps de son enfant
Les plaines sont des océans de nuit et le soir est leur houle
Le soir sur les plaines où germent les frégates vermeilles
Vaisseaux crépusculaires qui brûlent l'horizon
Lorsque leurs mats embrasent les étoiles
Plaines brûlées plaines obscures plaines nées du vent des aubes
Alors la paix s'enroule à mon âme
Et je tais comme la plaine l'accord secret des soupirs.
" plaines brûlées plaines obscures plaines nées du vent des aubes "
RépondreSupprimerces mots là, ce sont mes terres hersées à moi.. :)
c'est dans les plaines obscures que "l'ombre désavoue la nuit". Aussi-)
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