mercredi 30 septembre 2015

Poèmes du Minuscule et de l'Insignifiant (77)






                  No One Nowhere.....

Je marchais dans des rues familières
Que je ne connaissais pas
Je pensais à des choses
Que j’avais oubliées
Et qui vivait ma vie
Dont elles avaient pris la place

Mon être était alors épars
Et coupé de lui en lui
Dans un monde étrange
Fait de cloisons blanches et invisibles
Des fragments de pas
Dont j’ignorais qu’ils étaient miens
Mangeaient l’ombre
Qui se présentaient dans le regard
De ceux que je ne croisais pas

Je marchais dans des villes familières
Où j’abandonnais des morceaux de murmures
Et dans ces impasses où se forgeait ma tristesse
Naissaient de nouveaux chagrins
Aux silhouettes haletantes
C’était le grand appel de la dissolution
L’appel de l’émiettement
A travers la foule dont les cris
Eteignaient mon nom

J’épelais ce nom
Que j’avais perdu
Mais je réclamais sans connaître
La place qu’il occupait
Alors des prières montaient de ma gorge
Vers les séraphins blanc de l’héroïne
Qui noyaient mon esprit écartelé
De leur chant mortuaire

Je dormais dans des lits
Où mon sexe se dressait
Au milieu de vergers stériles
Dans une campagne séparée de tout
Et la semence se répandait
Sur l’étau de mes doigts
Quand le ventre soufflait
La tempête dispersée
De mon être écarté
Où rien ne poussait

Partir alors
Où rien ne s’écoute
Où rien ne se voit
Dans les ténèbres dissolues
D’une couche
Où courent les peurs
Et les aveux tus 
De ceux qui ne peuvent dire.

2 commentaires:

  1. Est-ce Antoine qui parle encore ? Celui de la fin d' "Ombre du monde", éparpillé et fuyant...

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    1. Pas tout à fait Antoine, juste la crainte et l'aspiration à l'ombre dans un monde déconstruit. Le Club Med de la Disjonction.

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