mercredi 9 décembre 2015
Chemins d'abîme(13)
Du soir, nous regardons le jour
Et passons le temps à commenter
Ce que déjà nous avions commenté
Quand le fruit vert enviait la maturité
Mais le jour est sans point d'orgue
Sans âge et sans ainesse
Rien ne s'explique alors que tout se donne
Même ce qui se retire ou se retient
Dans la clarté lisse des choses
Nous avons trop cru aux reliefs
Aux monts et aux bosses
Et donné figure à ce qui n'est pas
Il nous reste le soir et ce qui se décolore aux âges nocturnes.
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Un "Petit Soir" alors, décoloré, oui, car le "Grand Soir" rouge a sombré dans les abysses...
RépondreSupprimerLe "Grand Soir" a rougeoyé un peu aux horizons funestes où tout se meurt. La grande nuit a pris son essor. Elle court plein pot vers les abîmes où s'agite la Bêtise et son masque hideux.
SupprimerTrès beau.. et très juste.
RépondreSupprimerMais les plaines ( hersées de la lente saison ) ont aussi leur charme :)
La plaine hersée de novembre, Agnès, je dis toujours qu'il n'y a que ça de vrai !
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