vendredi 12 février 2016

Eau lente, mailles de joncs (3)




Sous la peau des enfances
Le vent bientôt a conduit ses ombres
Dans les cosses matures
La cécité s'est faite jour
Les vertes inscriptions 
Ont fondu dans l'étoffe
Des mots de l'accompli

Les enfances de neige
Aux transparences argentines
Ont tendu leurs paumes
Vers un ciel éteint
Le soleil s'est refroidi
Et dans la nuit étendue
Des mots durs et sans plaisir

Parfois une nef de givre
Eblouit la mémoire livide
C'est le berceau d'amour
Où le vieil équipage d'antan
S'endort en criant




2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Pfff...Saturne ce grand prétentieux qui ignore qu'il passe aussi. Et quand il dévore ses enfants, c'est lui-même qu'il dévore, l'idiot ! Faut lui mettre une titine en bouche à Saturne, pour qu'il comprenne qu'il été aussi un petit Satuturne !

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