Mais la nuit se meurt
Et dans les jours
Qui serpentent
Les corneilles attendent
S’envolent dans l’indistinct
La nécessité des ailes
La nuit se meurt
Suspendue aux mirages de l’aube
S’éparpille dans le fond sans limite
Où tout s’accorde et s’efface
Qui sait l’accumulation de l’inerte
L’amas des titres et des grandeurs
L’assemblage des honneurs aurifères
Et les gloires argentines
Qui sait la balance
Des additions et des soustractions
Urine de peu balayée
Dans le vent qui passe
Toi donc
Prends des vaisseaux sans espace
Et vogue sur un temps
Qui n’a que toi
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