Quand je te vois, je ne te vois pas
Quand je te dis, je ne te dis pas.
Il me suffit de rêver pour ne plus rêver
D’espérer pour ne plus espérer
Et cette complication est la seule simplicité
Dont je suis capable encore.
Maintenant toujours
Le flou et l’indécis évoquent, narquois,
Les rebords d’une insuffisance native.
Toutes mes pensées, des frivolités sans suite.
Car je n’ai jamais voulu discerner
La moindre évidence.
Comme un démon impuissant
Séparé de l’intime
La seule élégance possible
Celle d’un guignol disloqué.
Et cette sincérité consternante
Un mensonge de plus.