Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres vives sous le vent
Dans cette pluie qui ramasse la terre
Bourgeons dans la chair d'enfant
Fleurs de marge, de poussière et de sable
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres sous mes pas
Dans le tombeau vivant des passants
Le creux encore clos du temps
Qui dit bonjour, comment ça va et puis bonsoir
Où êtes-vous, cendres innocentes
Cendres patientes dans la parole des jours
Et, dans les saisons d'oubli, le fruit de vos échos
Comme un glas au milieu d'un sourire,
Creuse les chemins parallèles qui toujours se marient.
mardi 23 juillet 2019
jeudi 27 juin 2019
Entre les étoiles (4)
Qu'écrire encore dans la valse des heures
Sinon le contrejour des nuits, les saisons de lune pâle ?
En appeler aux plaines d'enfance, aux ronces fleuries
qu'écrivent encore sur tes mains l'épine et le sel ?
Recourir aux archives des pierres dans les demeures d'espoir
ou sur les falaises de verre attendre la mer qui s'ajourne ?
Tu cherches des saisons d'ébènes
dont les fruits percent l'avenir
des noyaux de mots pour ensevelir tes morts
des prairies chantées aux balcons des villages
Mais tu t'alarmes et tes doigts, un à un,
lachent le vent où tu es né.
Sinon le contrejour des nuits, les saisons de lune pâle ?
En appeler aux plaines d'enfance, aux ronces fleuries
qu'écrivent encore sur tes mains l'épine et le sel ?
Recourir aux archives des pierres dans les demeures d'espoir
ou sur les falaises de verre attendre la mer qui s'ajourne ?
Tu cherches des saisons d'ébènes
dont les fruits percent l'avenir
des noyaux de mots pour ensevelir tes morts
des prairies chantées aux balcons des villages
Mais tu t'alarmes et tes doigts, un à un,
lachent le vent où tu es né.
mardi 25 juin 2019
Entre le étoiles (3)
C'est une âme qui frappe
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
lundi 24 juin 2019
Entre les étoiles (2)
Tous les visages transpercés d'abandon
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
dimanche 23 juin 2019
Entre les étoiles (1)
De ses sources murmurantes
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
samedi 18 mai 2019
La Nuit, encore...(6)
Qu'y a-t-il entre les étoiles ?
Les pièges tendus au ciel ont la mâchoire des masques de chair.
Les pièges tendus au ciel ont la mâchoire des masques de chair.
Des horizons restreints aspirent aux rives
d'un mirage où s'achèvent les rêves,
ces routes béantes des chagrins errants.
Des égarements lunaires mènent aux impasses notoires
pendant que prie l'étroit espoir de la source blessée.
D'aucuns posent un voile par dessus ses toits
et observent sans s'émouvoir un ciel trop bas,
aux lumières sourdes d'un éclat boiteux
Entre les étoiles
La grimace enclose de murailles d'argent,
Le passager des saisons ne sent rien des portails,
clos et fermes, sous le pont des paupières,
lorsque les cils qui les portent vident leurs larmes.
Quand partout les échos en fleurs parcheminent le vent,
leurs graines s'envolent dans le bec des hiboux.
On cueille des ruines dans l'agonie des prés
le long des sentiers où renaissent les morts
Entre les étoiles, là où nous sommes.
jeudi 16 mai 2019
La Nuit, encore.... (5)
Du haut de l'abysse, la pente où l'on aimerait glisser
Et dans tes yeux, les ténèbres où l'on aimerait mourir
Tu es la berge du printemps, une caresse aux siècles absents
Ton visage nait de la brise chaude d'un regard
comme un rêve qui se lève d'une rumeur brûlante
On guette une averse d'azur sans attendre les heures
et, entre les murs, l'étreinte du temps
oublie le poids des fontaines amères
Les cimes touchent les ruisseaux du ciel
La terre se veut liquide et les eaux deviennent sèves
se lève la vie au front des cadavres
et le tombeau s'anime d'un tango joyeux et bavard,
se jouant des cachettes, des secrets et des ruses
La nuit se meurt dans le refrain des jours
Le couplet que siffle en rêvant les morts de demain
n' a de souffle que celui de l'enfer
et si tes ombres réveillent la complainte du pendu
c'est le sable et le vent seulement qu'agite sa langue
Sa vie se vide parmi les reflets d'une fenêtre déchue
Cette faveur nue et innocente du firmament cadenassé
s'enroule dans ses prisons muettes et ses aveux masqués
puisque, dans cette course immobile, sous une lueur équivoque
les fantômes ne peuvent se dire.
mercredi 15 mai 2019
La Nuit, encore...(4)
Qu'on le veuille ou non, c'est une impasse docile
où se pressent des chemins en déroute
La solitude s'agite
quand les soirs somnolent,
avides toujours d'éclat
sur le miroir des jours
On ouvre ses bras
Et c'est la sécheresse des plaies
qui se déchirent pour se faire un visage
On couche avec le sang qu'on étreint ?
Le soleil se lève sur les lèvres
puis le regard violé trahit
des brisants de lune et de cailloux.
où se pressent des chemins en déroute
La solitude s'agite
quand les soirs somnolent,
avides toujours d'éclat
sur le miroir des jours
On ouvre ses bras
Et c'est la sécheresse des plaies
qui se déchirent pour se faire un visage
On couche avec le sang qu'on étreint ?
Le soleil se lève sur les lèvres
puis le regard violé trahit
des brisants de lune et de cailloux.
lundi 13 mai 2019
La Nuit, encore (3)
Le souffle vient de la terre
Né des taillis obscurs
Remue dans le secret des puits
On y marche à rebours
Pour y voir plus clair
Quand la neige a vaincu l'argile
Les jetées touchent l'horizon
Et le large frissonne à nos pieds
Puis les murs se mettent à parler
Et l'opaque s'absorbe dans le clair
Dernière ruse de son livide appel
Dans les chairs chaudes, granit
Où se répandent les songes
Des fleuves blancs, flots incurables,
Épuisent leurs source salines
A l'heure où s'endorment les bêtes
jeudi 9 mai 2019
La nuit, encore (2)
Regards parcourant la nuit blême
Fixant ses voûtes de verre
Par dessus les routes de sable
Je ramasse des eaux mortes
Noyées dans le silence de tes pas
Fixant ses voûtes de verre
Par dessus les routes de sable
Je ramasse des eaux mortes
Noyées dans le silence de tes pas
Ramasse les traces sans poids
Des clartés de tes pluies
Où tu laissais ton ombre
Au temps des heures limpides
Comme un berceau où s’endormait l’été
Des clartés de tes pluies
Où tu laissais ton ombre
Au temps des heures limpides
Comme un berceau où s’endormait l’été
Puis le vent a posé ses lèvres
Sur la saison des étoiles
Qui levait tes paupières
Et, dans cette émeraude océane
Pénétra l’iris sombre de l’hiver
Sur la saison des étoiles
Qui levait tes paupières
Et, dans cette émeraude océane
Pénétra l’iris sombre de l’hiver
L’astre s’est couché dans l ‘azur endormi
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