...Mon âme et moi couchés entre entre saletés et poutres acier fer métal par dessus la ville où nos yeux aspiraient le ciel brun des cheminées de fer et les voitures au loin qui traversaient les vies en ruines dans la grande industrie de la mort propre cimetières des vivants avec sous leur pied le gaz comme un serpent venimeux qui dort enroulé dans la roche...
...Et des galeries à ciel ouvert le reste tout le reste des galeries à ciel verrouillé les grandes mines solitaires sous le soleil carbure et magnésium à 45° puis l'eau qui s'évapore dans l'instant sur les peaux tendues, la peau et les gestes suspendus dans les tailles étroites à piocher son propre enfer là où poussent et éclatent des bulbes aux fleurs de pus et de gloire...
...Culottes courtes aux avenirs de coulée continue de lave et d'huiles aux fumées d'ammoniaque qui nouent dans le coeur la machinerie des démons et des succubes qui dévorent les sexes et les déchiquètent quand la pluie quand le soleil quand la poussière de la sécheresse quand la nuit la nuit éternelle surtout le jour la nuit dans le soleil de midi tous les jours cette nuit cette ombre de glace au coeur de la fournaise du soleil froid...
...A l'âme morte un soleil à l'âme vendue une marée de plaies sulfureuses aux vapeurs de chairs et de carbone et que demander à moi et à mon âme couchés entre saleté et poutres acier fer métal, mon âme ton âme mon double mort enchâssée dans les poutres grises et métalliques au bord des rivières de peaux où se boivent des caillots rempli d'urine bénie...
...Et les bulbes de gloire et de pus qui dansent devant les yeux sous les guinguettes des fantômes qui pensent vivre et de vivants qui savent qu'ils sont morts trop de boulons, trop d'écrous pour mon âme trop de cages d'ascenseur de herses piquantes de lames aiguisées de crocs empoisonnés de seringues cassées dans les veines trop de sang dans le vent trop de chair dans les couvents où dorment les chiens du travail...
...Mon âme et moi mangions des frites-mayonnaises au bord des routes vides où courent les araignées ivres de vitesse dans la brume jaune et bleutée du strontium et du manganèse respirée à plein poumon comme une brèche dans la syntaxe, comme une brutalité dans la grammaire la pensée à nu la pensée blessée au bord de ces chemins dentés de molaires et de quotidiens, familiarités hypnotiques et grouillantes de pustules xénophobes et ...
...Et toujours l'enfer au-dessus des métropoles où poussent les bulbes aux fleurs de gloire et de pus au-dessus de la tête de ces enfants qu'ils sanctifient et qu'ils nomment Richard Tony Dimitri et les caveaux qu'ils ne manquent pas de leur bâtir dans le dos, caveaux au fond de leur gorge brûlante, ces bulbes de la souffrance climatisée et griffue et l'âme entre les amygdales ...allez sur les grandes routes, allez sur les vastes avenues du simulacre, courrez-y, plongez-y, vivez dans la perte et le renoncement mes frères dans le travail de l'immondice à bouffer des cités de merde et merci merci merci...
....Mon âme et moi mangions des frites-mayonnaises dans les bordels de la mort où j'avais pendu ma peau entre les seins d'une putain en dessus des bulbes de gloire et de pus et mon âme dansait au plafond pendant qu'elle me suçait et disait l'amour l'amour dans les bordels au bord des grandes routes où dorment les sauvages de sang de chair de métal dans un entrelacement de poutrelles d'acier qui blessent la blessure même la blessure l'inoxydable blessure sur laquelle grandissent les bêtes dangereuses, les bêtes mortelles, les bêtes polies...
...Au bord des autoroutes qui mènent aux grands bordels de la vie
illuminées des néons de la joie borgne et insensible, traçant des lignes vertigineuses de lumière comme un squelette de silicone sur lequel nous courrons et mourrons dans les eaux sales et tuberculeuses avec Dieu sorti du monde et qui pose maintenant son ciel dans les détritus et les bactéries bien vernies de l'humanité de
la lumière partout, cette lumière qui occulte et qui noie les étoiles dans un océan de méduses manufacturées...
...Mon âme et moi enchâssés l'un dans l'autre par un filet de douleurs métalliques nous vendions des sandwichs au curare au bord des métropoles où courent des enfants nus vers la bouche géante des grands lacs de lave verte...
What do you want to do ?
New mailWhat do you want to do ?
New mailWhat do you want to do ?
New mail
Ce qui s'appelle vomir tripes et boyaux.... Et les spasmes sont si douloureux...
RépondreSupprimerPas si douloureux que ça, Sister, jouissif en tout qu'à pour moi...m'en vais continuer dans cette sous-veine là, dans le sens d'un sous-rock'n roll animals
SupprimerPeace-))))))))
"Etre dans la merde" est-ce que ça signifie "être dans le besoin"?
RépondreSupprimerUne friture friture enchâssée dans les tas de ferraille de l'île Monsin. Les pieds couverts de reliquat de sauce andalouse et de sachets à moitié pleins. UNE table de formica bancale couverte de cannettes de Jupiler. Des hommes au bulbe (rachidien) éteint (ou pas encore germé). Aucune tulipe...mais des narcisses noires.
Ah L'Île Monsin, et ses fritures enchantées, les basilic rampant dans les pots de moutarde et les succubes copulant dans l'andalouse. Chez Achille, friture itinérante, vieux bus de la Stib reconverti en antre de Satan, la Messe Noire dans les canette de bière. Parfois aux Hauts-Sarts pour la fête de la Mandragore...Inoubliable Sabat...C'est sûr...
Supprimer