On rénove !!
Quelques mois furent nécessaires pour rénover les lieux, quelques semaines un peu difficiles en raison des poussées de fièvre concomitantes à cette catégorie de résolutions : d’abord...joies des commencements et mystères des débuts, sentiments aventureux, caresses au son des foreuses, embrassades passionnées à la scie sauteuse, convictions démesurées, ardeurs empressées, familiarités exagérées envers les corps de métier, surexcitations notoires,...et puis...agitations manifestes, alarmes vaines, doutes subits, bouillonnements secrets, va-et-vient épuisants, contestations contestables, litiges bruyants et différends inattendus, ...en cause...tracasseries procédurières, proposition de contrat, contrats, controverses juridiques et conflits de validité, décrets municipaux, communaux, nationaux, prescription et réquisit de 1812, débats et polémiques au pied du mur, certifications administratives, conformités subrégionales, largeurs légales, hauteurs autorisées, longueurs maximales, couleurs des murs extérieurs, enquête publique, retard de livraison, assurance multirisque d’habitation,...et également...indemnités de remboursement, assurances d’assurances, cahier de charge, prix convenu et forfaitaire sous réserve de révision, conditions de révision des prix,...sans compter... conditions suspensives, garanties de remboursement, échelonnement des paiements, délais non respectés,... D’où fourvoiements de tous genres, bévues et impairs, partenaire honnis, errements pitoyables mâtinés de soliloques réciproques, radotages continus, véhémences des protestations, objections oubliées, monologues bougons, mâchonnements grognons, murmures étouffés, enragements silencieux et colères rentrées, fulminations volcaniques ...et en sus... respect du patrimoine local, emploi de matériaux régionaux et études de compatibilité, traites à honorer, méprises bancaires, prêt prolongé, caution réclamée, dépôt de garantie limité, attestations légales de responsabilité professionnelle, remise de contrat et délai de rétractation, frais d’ouverture et d’instruction du dossier, privilège de préteur de denier, taux effectif global, émoluments notariaux, taxes spéciales d’équipement, aval refusé puis accepté, commission de contrôle sous-subrégional, dû et indu, frais et défraiements accordés, solde restant dû, intérêts et principal, débit et dédit, demande d’exonération, déduction fiscale, dégrèvement promis, remise garantie et surtaxe obligatoire,...et donc conséquemment... nouveau tiraillement, quiproquos et malentendus, égarements et discordes, escarmouches matinales et embuscades nocturnes, explications embrouillées, fâcheries d’un moment, contentieux latents, et puis, d’un coup... avancement brusque des transformations, réussite d’une baie, succès d’une modification importante, évolution positive du chantier, rectifications et corrections heureuses, accélération du processus, amélioration générale, effectuation de la puissance, ...et ainsi donc...à nouveau.... réconciliation sur les gravats, synchronisme et bonne intelligence, mouvements à l’unisson, aubade des cœurs, sérénade des entrepreneurs, connivences discrètes, conjonction des volontés, exaltations endiablées, enchantements béats, délices inconnus, Saint Julien et Grand Echauzeau, ... pour ensuite et à nouveau...embarras avec les livraisons, dialogue de sourds, architecte vaniteux et esthète, dissonance de points de vue, poches sous les yeux, tristes figures, épuisements, attente, attente sans fin de la fin de la fin...Six mois d’intenses et de soutenues activités et opérations de toutes espèces, six mois pendant lesquels aux entrains dynamiques et aux zèles fougueux succédaient abattements temporaires et prostrations mélancoliques.
Mais le temps rend endurant et les déceptions indignées, les consternations affligées n’altéraient en rien l’unité de leurs âmes et n’entamaient nullement leur volonté opiniâtre ; ainsi, lorsque les différents corps de métier avaient plié bagage, il n’était pas rare de les observer, tous deux, à la tombée de la nuit, surmonter les découragements diurnes par l’acharnement furieux qu’ils mettaient parfois tantôt à déblayer des décombres tantôt à brosser, à frotter, à décrotter ce qui devait l’être et dont le profit majeur, indépendamment de la marche du chantier, était de rapprocher, s’il l’eut été encore possible, deux cœurs tenaces pourtant déjà si contigus, si jumelés, mais qui accroissaient leur félicité réciproque en puisant la source vive de leurs transports exaltés et délicieux dans les contrariétés étroites que les comptes et décomptes protocolaires élevaient mesquinement au détour de chacune de leurs idées. L’allègre joie, l’élan vital, était en leur être comme la forte houle est en l’océan.
Ô "abattements temporaires et prostrations mélancoliques" (un morceau de roi), tant de temps et d'énergie perdus là et retrouvés dans la forte houle qui se soulève encore, se lève encore, mon Dieu, faites qu'ils s'en relèvent...
RépondreSupprimerEt merci pour ce rising sun mais.... nous approchons du solstice....
RépondreSupprimerThe House of te Rising, c'est un pénitencier...
RépondreSupprimerJustement: elles vont se fermer. Mais est-ce là que je finirai ma vie, comme tant d'autres gars?
SupprimerMerci Cléanthe mais je crois que je le savais....
SupprimerSait-on jamais ce qu'on sait -)))
SupprimerC'est ce que j'ai fini par me dire....
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